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Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, aux députés: "Le coût de l'inaction augmente d'année en année."  

Les députés se sont réunis mercredi en session plénière extraordinaire afin d’aborder avec Ursula von der Leyen et Frans Timmermans la feuille de route pour un continent neutre en carbone.

Suite à la récente déclaration d'urgence climatique par le Parlement, la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a dévoilé mercredi dans l'hémicycle de Bruxelles le projet de la Commission européenne pour parvenir à la neutralité climatique dans l'UE d'ici 2050.


Les chefs de file des groupes politiques du Parlement ont exposé leurs points de vue sur la manière d'assurer que la future "législation européenne sur le climat" soit financée et mise en œuvre de façon équilibrée d'un point de vue économique et social.


En conclusion du débat de deux heures, le commissaire en charge du pacte vert européen, le vice-président exécutif Frans Timmermans, a répondu à certaines des questions les plus pressantes des députés, notamment sur le financement de la transition énergétique dans les États d’Europe centrale et orientale et sur la concurrence avec des règles similaires pour les industries européennes et les pays tiers.

Cliquez sur les hyperliens pour visionner les vidéos des interventions:


Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne


Premier tour de table des chefs de file des groupes politiques


Esther de Lange (PPE, NL) a déclaré que son groupe partageait ‘‘l’obligation morale’’ de protéger la planète: ‘‘Nous sommes la dernière génération qui puisse y parvenir. Une politique industrielle cohérente et un pacte vert ambitieux doivent aller de pair et réunir le meilleur pour offrir des solutions intelligentes.’’ Si d’autres régions du monde ne suivent pas aussi ces règles, l’UE devrait envisager de leur interdire l’accès au marché européen, a-t-elle conclu.


Iratxe García (S&D, ES) a déclaré: ‘‘Un nouveau modèle de croissance a été présenté aujourd’hui pour transformer l’UE en une société plus équitable et plus prospère.’’ Ce modèle devrait se fonder sur trois piliers: un pilier vert pour atteindre les objectifs climatiques, un pilier rouge pour garantir une forte dimension sociale au pacte vert et un pilier financier, au sein duquel le budget à long terme de l’UE devrait prévoir des ressources suffisantes pour atteindre les objectifs fixés.


Dacian Cioloș (RE, RO) a déclaré: ‘‘Nous ne réussirons que si nous transformons ce défi en opportunité.’’ Pour y parvenir, ‘‘le pacte vert ne doit pas aboutir à plus de bureaucratie’’ mais doit amener à la mobilisation sociale. Il a appelé à l’augmentation des ambitions de l’UE en matière de réduction des gaz à effet de serre dans la prochaine législation sur le climat et à une double approche de la numérisation et des technologies vertes.


Philippe Lamberts (Verts/ALE, BE) a exigé des actions concrètes de l’UE afin de s’engager à réduire de 65% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, à protéger les ressources durables, la biodiversité et à lutter contre la pollution. Le ‘‘fonds pour une transition équitable’’ devrait bénéficier aux personnes les plus vulnérables. Quant aux politiques agricoles et financières, elles devraient être entièrement révisées, a-t-il ajouté.


Silvia Sardone (ID, IT) a demandé à la Commission: ‘‘Avez-vous pris en compte l’impact social et économique de l’objectif de neutralité climatique d’ici 2050?’’ Selon elle, il y a une contradiction entre les objectifs climatiques de l’UE et les accords commerciaux avec des pays aux normes environnementales moins contraignantes. ‘‘J’espère que vous serez réalistes et que vous irez au-delà de tous ces slogans’’, a-t-elle conclu.


Ryszard Legutko (ECR, PL) a affirmé que la Commission devait travailler avec les États membres, qui s’apprêtent à discuter des objectifs de réduction des émissions au Conseil européen. ‘‘La Commission essaie-t-elle de prendre le pouvoir sur les États membres? (...) Les gouvernements ne devraient pas être mis de côté sur un sujet aussi fondamental’’, a-t-il ajouté.


Manon Aubry (GUE/NGL, FR) a proposé un ‘‘nouveau Green Deal’’ alternatif incluant notamment des taxes sur le carbone, le plastique et le kérosène ainsi que des mesures contraignantes pour atteindre une réduction de 70% des émissions, afin d’aboutir à une transition ‘‘sociale et écologique’’ plus humaine.


Frans Timmermans, vice-président exécutif de la Commission européenne


Prochaines étapes

Le Parlement répondra au projet de la Commission en adoptant une résolution lors de la session plénière du 13-16 janvier à Strasbourg.