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  • Le ralentissement économique nécessite que la BCE continue d’intervenir mais les gouvernements doivent aussi prendre leur part 
  • Les politiques de la BCE devraient mieux refléter les objectifs environnementaux et climatiques 
  • Une plus grande attention devrait être portée aux crypto-actifs afin de protéger les consommateurs 
Christine Lagarde, présente pour la première fois en plénière en tant que Présidente de la BCE, a débattu hier avec les eurodéputés.  

Les députés ont demandé mercredi à la Banque centrale européenne de renforcer ses ambitions en matière d’écologie et de relever les défis technologiques financiers croissants.

Au lendemain d’un débat avec la Présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, la résolution établissant les priorités du Parlement concernant les futures politiques de la BCE a été adoptée mercredi par 452 voix pour, 142 contre et 33 abstentions.


Afin de donner un coup d’accélérateur à l’économie de l’UE et de favoriser la croissance, les députés ont demandé à ce que la BCE continue d’accroître la masse monétaire globale. Toutefois, la croissance durable ne peut être atteinte par la seule politique monétaire et les politiques fiscales et les réformes économiques des États membres demeurent une nécessité, affirme la résolution. Par ailleurs, les taux d’intérêt bas voire négatifs ont des conséquences néfastes sur les régimes de retraite et d’assurance, ajoutent les députés. Le Parlement note en outre l’importance pour la BCE de poursuivre ses efforts de préparation en vue d’assurer la stabilité des marchés financiers de l’Union suite au retrait du Royaume-Uni de l’UE.


Mettre les politiques de la BCE en conformité avec l’accord de Paris

Le Parlement appelle la BCE à mieux intégrer les principes de la gouvernance environnementale et sociale dans ses politiques et à revoir son programme d’achat de titres du secteur des entreprises (CSPP) afin de soutenir plus efficacement des initiatives durables sur le plan environnemental. Les députés déplorent que l’émission d’obligations vertes ne représente que 1% de l’offre globale d’obligations libellées en euros, et qu’une majorité (62,1%) des achats d’obligations d’entreprises effectués par la BCE se fasse dans des secteurs qui sont responsables de 58,5% des émissions de gaz à effet de serre de la zone euro.


Monnaies numériques et lutte contre le blanchiment de capitaux

La résolution invite la BCE à renforcer sa lutte contre le blanchiment de capitaux, l’évasion fiscale et d’autres formes des criminalité financière en créant un système visant à mieux contrôler les transactions d’un montant important. Les députés affirment par ailleurs qu’il est nécessaire de surveiller de plus près les crypto-actifs. En collaboration avec la Commission, la BCE devrait examiner le cadre juridique et réglementaire de l’UE concernant les e-monnaies, les instruments financiers et les actifs virtuels.


Obligations grecques

Les députés regrettent que la BCE n’ait pas encore inclus les obligations grecques dans son programme d’achats d’actifs du secteur public (PSPP), malgré les évolutions positives en Grèce.