De nombreux défis restent à relever pour parvenir à l’égalité des genres 

Communiqué de presse 
Session plénière 
 
 

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  • La pandémie de COVID-19 exacerbe les inégalités existantes entre les femmes et les hommes 
  • Il faut lutter de façon urgente contre la hausse des violences domestiques 
  • Un accès universel aux services liés à la santé et aux droits sexuels et génésiques doit être garanti 

Dans une résolution adoptée jeudi, les députés ont évalué les progrès réalisés pour les droits des femmes ces 25 dernières années et les nombreux défis à venir.

Plus de 25 ans après l’adoption de la déclaration de Pékin et de la plateforme d’action, les députés regrettent que bien que des progrès aient été accomplis, aucun État membre n’a totalement atteint les objectifs fixés dans le texte, comme le montre le 5e bilan de la mise en œuvre de la déclaration publié par l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) en 2020.

Dans la résolution adoptée par 505 voix pour, 109 contre et 76 abstentions, les députés font également part de leurs craintes face à la pandémie actuelle qui exacerbe les inégalités entre les genres, menace de réduire à néant les progrès accomplis jusqu’à présent et pourrait faire plonger 47 millions de femmes et de filles supplémentaires sous le seuil de pauvreté dans le monde.

Éradication de la violence à caractère sexiste

Afin de lutter contre la violence à l’égard des femmes, les députés appellent de nouveau à la ratification de la convention d’Istanbul et exhortent la Commission à présenter une directive européenne pour prévenir et combattre toutes les formes de violence sexiste. La montée des violences domestiques pendant la pandémie de COVID-19 doit être traitée de façon urgente, ajoutent les députés, en fournissant des services de protection aux victimes, tels que des lignes d’assistance téléphonique, des hébergements sûrs et des services de santé.

Par ailleurs, des mesures sont nécessaires pour éradiquer la cyberviolence, notamment le harcèlement en ligne et les discours de haine, qui touchent les femmes et les filles de façon disproportionnée.

Vers une représentation plus équilibrée des genres dans l’économie

Le Parlement appelle à nouveau les États membres à débloquer la directive relative à la présence des femmes dans les conseils d’administration et demande des objectifs européens, des plans d’action, des calendriers et des mesures spéciales temporaires pour progresser vers une représentation équilibrée des femmes et des hommes à tous les postes exécutifs, législatifs et administratifs.

Adopter une législation européenne pour accroître la transparence des rémunérations permettrait de contribuer à combler l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes, soulignent les députés. Ils déplorent que la proposition de la Commission à cet égard n’ait pas encore été présentée comme prévu.

L’accès universel aux soins de santé est un droit humain

Les députés sont particulièrement inquiets par certaines tendances au retour en arrière concernant les services liés aux soins de santé dans plusieurs États membres. Ils condamnent notamment l’interdiction de facto de l’avortement en Pologne.

L’accès à la planification familiale, aux services de santé maternelle et à des services d’avortement sûrs et légaux constitue un élément clé garantissant les droits des femmes et sauvant la vie de femmes, font remarquer les députés. Pour conclure, ils appellent au respect universel et à l’accès aux services liés à la santé et aux droits sexuels et génésiques, tel que convenu dans la déclaration de Pékin.

Contexte

La déclaration de Pékin a été adoptée par les Nations unies à la fin de la 4e conférence mondiale sur les femmes le 15 septembre 1995 afin de promulguer un ensemble de principes sur l’égalité entre les femmes et les hommes. La plateforme d’action a appelé à des mesures stratégiques dans de nombreux domaines (économie, éducation, santé, violence, prise de décisions, etc.).