Droits de l’homme: Pakistan, Bolivie et COVID-19 en Amérique latine 

Communiqué de presse 
Session plénière 
 
 

Partager cette page: 

  • Les autorités pakistanaises doivent relâcher les prisonniers Shafqat Emmanuel et Shagufta Kausar 
  • L’Europe et l’Amérique latine doivent renforcer leur coopération pour lutter contre la pandémie 
  • Les autorités boliviennes doivent libérer l’ancienne Présidente Jeanine Áñez 

Jeudi, le Parlement a adopté trois résolutions évaluant la situation des droits de l’homme au Pakistan et en Bolivie, ainsi que la situation de la pandémie de COVID-19 en Amérique latine.

Pandémie de COVID-19 en Amérique latine

Les députés font part de leur vive inquiétude concernant l’impact dévastateur de la pandémie de COVID-19 sur le continent latino-américain. Ils expriment leur solidarité avec les victimes et leur famille, ainsi qu’avec tous ceux qui sont touchés par les crises sanitaire, économique et sociale.

La résolution appelle les gouvernements européens et latino-américains, les institutions de l’UE et les organismes d’intégration latino-américains à intensifier la coopération bilatérale et à améliorer la préparation, l’accès aux soins de santé basiques et la gestion des plans globaux de vaccination.

Le texte appelle aussi l’UE et ses États membres à coopérer avec les autorités des pays latino-américains qui le nécessitent et à déployer le mécanisme de protection civile de l’UE et d’autres fonds de solidarité afin de lutter contre la pandémie. Les députés exhortent par ailleurs la communauté internationale à intensifier ses efforts visant à renforcer la capacité de distribution des vaccins dans le cadre de l’initiative COVAX, et soulignent le rôle moteur de l’UE pour garantir un accès juste et équitable à des vaccins sûrs et efficaces dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Pour plus de détails, la résolution dans son ensemble sera disponible ici (29.04.2021). Le texte a été adopté par 597 voix pour, 51 contre et 43 abstentions.

Loi contre le blasphème au Pakistan, notamment le cas de Shagufta Kausar et de Shafqat Emmanuel

Le Parlement exprime son inquiétude concernant la santé et le bien-être du couple pakistanais formé par Shagufta Kausar et Shafqat Emmanuel, condamné à la peine de mort suite à des accusations de blasphème portées en 2014. Depuis leur condamnation fondée sur des preuves insuffisantes, ils sont emprisonnés et isolés l’un de l’autre et de leur famille et voient leur procédure en appel constamment reportée, affirment les députés.

La résolution note que les lois controversées du Pakistan en matière de blasphème, même si elles n’ont jamais abouti à des exécutions officielles, incitent au harcèlement, à la violence et au meurtre contre les personnes accusées. Elle appelle également les autorités pakistanaises à relâcher Shafqat Emmanuel et Shagufta Kausar immédiatement et sans condition, et à annuler leur condamnation à mort.

Les députés appellent par ailleurs les pays de l’UE à faciliter la délivrance de visas d’urgence et à offrir une protection internationale au couple, ainsi qu’à leur avocat Saiful Malook et à d’autres personnes mises en cause pour avoir exercé de façon pacifique leurs droits, s’ils devaient quitter le Pakistan.

Pour plus de détails, la résolution dans son ensemble sera disponible ici (29.04.2021). Le texte a été adopté par 681 voix pour, 3 contre et 6 abstentions.

Bolivie: arrestation de l’ancienne Présidente Jeanine Áñez et d’autres responsables

Le Parlement condamne la détention arbitraire et illégale de l’ancienne Présidente par intérim, Jeanine Áñez, de deux de ses ministres ainsi que d’autres prisonniers politiques dans le pays.

Le texte précise que le 13 mars dernier, Mme Áñez, deux de ses ministres et d’autres individus faisant partie du gouvernement par intérim de 2019 et 2020 ‘‘ont été arrêtés pour des faits de ‘‘terrorisme, sédition et conspiration’’ et sont accusés par le ministère public de participation à un coup d’État en 2019’’.

Ancienne deuxième vice-présidente du Sénat bolivien, Mme Áñez a assumé la présidence par intérim du pays après que son prédécesseur, Evo Morales, a démissionné en 2019 suite à des accusations de réélection frauduleuse, de troubles politiques et de manifestations violentes.

La résolution souligne que l’ancienne Présidente Áñez a pleinement respecté ses obligations dans le cadre de la Constitution bolivienne lorsqu’elle a comblé le vide présidentiel causé par la démission de M. Morales suite à des émeutes. Les députés exigent qu'elle et les autres prisonniers politiques en Bolivie soient immédiatement libérés et reçoivent toute l'assistance médicale nécessaire à leur bien-être.

Pour plus de détails, la résolution dans son ensemble sera disponible ici (29.04.2021). Le texte a été adopté par 396 voix pour, 267 contre et 28 abstentions.