Violations des droits de l'homme à Hong Kong, en Arabie saoudite et en Iran 

Communiqué de presse 
Session plénière 
 
 

Partager cette page: 

  • Les autorités chinoises et de Hong Kong doivent mettre fin aux arrestations, au harcèlement et à l’intimidation des journalistes 
  • L'Arabie saoudite doit cesser d'exécuter les délinquants mineurs 
  • L'Iran doit stopper l'exécution imminente de l'universitaire suédo-iranien Ahmadreza Djalali 

Jeudi, le Parlement a adopté trois résolutions sur la situation des droits de l'homme à Hong Kong, en Arabie saoudite et en Iran.

Hong Kong, notamment l’affaire Apple Daily

Le Parlement condamne avec la plus grande fermeté la fermeture forcée du journal Apple Daily à Hong Kong, le maintien du gel de ses actifs et les arrestations de ses journalistes. Il s’agit d’une nouvelle étape franchie par les autorités chinoises dans le démantèlement de la société libre et la fin définitive de la liberté des médias et de la liberté d’expression à Hong Kong, affirment les députés.

Par ailleurs, la résolution appelle les autorités de Hong Kong à mettre fin au harcèlement et à l’intimidation de journalistes, à libérer les prisonniers détenus de façon arbitraire et à dénoncer toute tentative de museler les militants pro-démocratie et leurs activités.

Tout en exhortant les autorités chinoises à abroger la loi draconienne sur la sécurité nationale, introduite l’année dernière, les députés encouragent les États membres de l’UE à imposer de nouvelles sanctions à l’encontre des personnes et des entités responsables de graves violations des droits de l’homme et du droit international à Hong Kong, dans le cadre du régime de sanctions de l’UE en matière de droits de l’homme.

De plus, les députés demandent à la Commission, au Conseil et aux États membres de refuser les invitations de représentants gouvernementaux et de diplomates à assister aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin 2022, à moins que le gouvernement chinois ne démontre une amélioration tangible de la situation des droits de l’homme à Hong Kong, dans la région ouïgoure du Xinjiang, au Tibet, en Mongolie intérieure et ailleurs en Chine.

Le texte a été adopté par 578 voix pour, 29 contre et 73 abstentions. Pour de plus amples informations, consultez la résolution dans son intégralité (08.07.2021).

Peine de mort en Arabie saoudite, notamment les cas de Mustafa Hashem al-Darwish et d’Abdullah al-Howaiti

Les députés condamnent fermement le fait que le Royaume d’Arabie saoudite continue d’exécuter des délinquants mineurs, malgré ses déclarations selon lesquelles il a aboli ces exécutions. Cela inclut l’exécution récente de Mustafa Hashem al-Darwish, condamné pour des délits qui ont peut-être eu lieu alors qu’il était mineur et à l’issue d’un procès inéquitable tenant compte d’aveux de sa part obtenus sous la torture.

En outre, les députés demandent à l’Arabie saoudite de confirmer que tous les autres délinquants mineurs du Royaume, tel qu’Abdullah al-Howaiti, ne seront pas exécutés et que les "aveux" extorqués sous la torture seront retirés des procédures.

Tout en priant instamment l’Arabie saoudite d’abolir véritablement la peine de mort pour les délinquants mineurs, la résolution soutient les sanctions européennes à l’encontre des auteurs de graves violations des droits de l’homme en Arabie saoudite. Toutes les exportations de l’Union vers l’Arabie saoudite de technologies de surveillance de masse et d’autres biens à double usage devraient être suspendues.

La résolution rappelle également que cela fait désormais neuf ans que Raïf Badawi, lauréat du Prix Sakharov, est emprisonné et invite l’Union européenne et la communauté internationale à œuvrer à sa libération immédiate.

Le texte a été adopté par 661 voix pour, 3 contre et 23 abstentions. Pour de plus amples informations, consultez la résolution dans son intégralité (08.07.2021).

Affaire Ahmadreza Djalali en Iran

Le Parlement demande à l’Iran, sous la direction du Président nouvellement élu Ebrahim Raisi, d’annuler l’exécution imminente du professeur suédo-iranien Ahmadreza Djalali. Il doit être gracié, libéré immédiatement et sans condition et être autorisé à retourner auprès de sa famille en Suède, affirme le texte.

Par ailleurs, la résolution demande à l’Iran de cesser de menacer la famille d’Ahmadreza Djalali tant en Suède qu’en Iran. Les charges retenues à l’encontre de tous les ressortissants de l’Union détenus arbitrairement dans le pays doivent aussi être immédiatement abandonnées, estiment les députés. Cela inclut les ressortissants allemands Nahid Taghavi et Jamshid Sharmahd, les ressortissants français Benjamin Brière et Fariba Adelkhah, les ressortissants autrichiens Kamran Ghaderi et Massud Mossaheb, ainsi que les ressortissants britanniques Morad Tahbaz, Anoosheh Ashoori, Mehran Raoof et Nazanin Zaghari-Ratcliffe.

Le Conseil devrait envisager d’autres sanctions européennes ciblées contre les fonctionnaires et entités du régime iranien impliqués dans la détention arbitraire et la condamnation à mort de ressortissants de l’Union, exhortent les députés. Le texte demande à l’Iran de libérer également ses prisonniers politiques, y compris les défenseurs des droits de l’homme, détenus arbitrairement pour avoir simplement exercé leurs droits fondamentaux à la liberté d’expression, de conviction, d’association, de publication, de réunion pacifique et de liberté des médias.

Le texte a été adopté par 666 voix pour, 5 contre et 16 abstentions. Pour de plus amples informations, consultez la résolution dans son intégralité (08.07.2021).