L’UE de la santé: améliorer la prévention des maladies et la coopération transfrontière 

Communiqué de presse 
Session plénière 
 
 

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  • Intégration des propositions dans le nouveau cadre de l’UE en matière de sécurité sanitaire à l’épreuve du temps 
  • Appel à une coopération renforcée entre les organes de l’UE et leurs homologues nationaux et internationaux et entre régions frontalières 
  • Nécessité d’une transparence accrue lorsque l’UE passe des marchés publics ou conclut des contrats d’achat 
Les députés soutiennent l'extension du mandat de l'ECDC. ©Jonathan NACKSTRAND/AFP  

Les députés sont prêts à négocier pour renforcer le cadre européen de prévention et de contrôle des maladies et lutter conjointement contre les menaces transfrontières pour la santé.

La proposition d’étendre le mandat du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a été adoptée par 598 voix pour, 84 contre et 13 abstentions. Selon les députés, les États membres de l’UE devraient élaborer des plans nationaux de préparation et de réaction et fournir en temps utile des données comparables et de haute qualité. Ils veulent aussi garantir l’extension du mandat de l’ECDC au-delà des maladies transmissibles pour qu’il couvre également les principales maladies non transmissibles, telles que les maladies cardiovasculaires et respiratoires, le cancer, le diabète et les maladies mentales.

La proposition législative visant à renforcer la prévention des crises, la préparation et la réaction de l’UE face aux futures menaces transfrontières graves pour la santé a été adoptée par 594 voix pour, 85 contre et 16 abstentions. D’après les députés, la crise du COVID-19 a montré qu’il était nécessaire d’agir davantage au niveau de l’Union pour soutenir la coopération entre les États membres, en particulier entre les régions frontalières. Ils souhaitent également que l’UE fasse preuve de plus de transparence lorsqu’elle passe des marchés publics ou conclut des contrats d’achat.

Regarder l’enregistrement vidéo du débat en plénière (première partie et deuxième partie)

Citations

La rapporteure Joanna Kopcińska (CRE, PL) a déclaré: "Nos propositions visent à renforcer la coopération et l’échange d'informations, d’expertise et de bonnes pratiques entre les États membres et la Commission, le comité de sécurité sanitaire et l’ECDC lui-même. Il s’agit d’améliorer la préparation et la coordination des interventions pour gérer les défis en matière de santé. Nous avons également convenu d’intensifier l’analyse et la modélisation afin d’aider les États membres à contrôler les foyers de maladie en recueillant et en traitant davantage de données épidémiologiques, tout en préservant les compétences nationales essentielles en matière de protection de la santé."

"Le concept ‘Une seule santé’ dans toutes les politiques européennes doit guider l’ensemble de notre système d’anticipation et de gestion des crises. La crise du COVID-19 montre comment un problème de santé publique peut affecter le bon fonctionnement de toutes les composantes de la société européenne, a déclaré la rapporteure Véronique Trillet-Lenoir (Renew Europe, FR). Je suis tout à fait favorable à ce qu’une procédure d’achat conjointe de produits médicaux devienne la norme. En ce qui concerne les négociations avec l’industrie, l’UE est plus forte lorsqu’elle parle d’une seule voix, au nom de tous les États membres", a-t-elle ajouté.

Contexte

Dans le cadre de la construction d’une Union européenne de la santé, la Commission a proposé le 11 novembre 2020 un nouveau cadre de sécurité sanitaire, fondé sur les enseignements tirés de la pandémie de coronavirus. Ce train de mesures comprend une proposition de règlement concernant les menaces transfrontières graves pour la santé ainsi qu’une proposition visant à étendre le mandat du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.