Violations des droits humains en Azerbaïdjan, au Nigeria et en Guinée-Bissau 

Communiqué de presse 
 
 

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  • Tout futur accord de partenariat avec l’Azerbaïdjan devrait être conditionné à des progrès tangibles en matière de droits humains, notamment la libération des prisonniers politiques 
  • Les autorités nigérianes doivent renforcer d’urgence la protection des établissements scolaires et les systèmes d’alerte précoce, à la suite de l’un des plus importants enlèvements d’élèves de l’histoire du pays 
  • Les députés condamnent le coup d’État militaire en Guinée-Bissau et appellent au rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel et des processus électoraux  

Jeudi, le Parlement a adopté des résolutions sur la situation des droits humains en Azerbaïdjan, au Nigeria et en Guinée-Bissau.

L’arrestation et la condamnation arbitraires des universitaires Bahruz Samadov et Igbal Abilov en Azerbaïdjan

Les députés dénoncent à la fois l’utilisation abusive par les autorités azerbaïdjanaises des dispositions relatives à la sécurité nationale comme instruments de harcèlement judiciaire et la criminalisation de la liberté d’expression, de la défense de la paix et de la critique publique dans le pays.

Ils appellent à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, y compris Bahruz Samadov, doctorant à l’université Charles, et Igbal Abilov, chercheur issu de la minorité ethnique talysh et rédacteur en chef de Talysh National Academy News. Les députés dénoncent également la condamnation injuste et arbitraire de deux autres universitaires, Gubad Ibadoghlu et Fazil Gasimov, et condamnent avec la plus grande fermeté l’arrestation, le 1er décembre 2025, d’Ali Karimli, éminent dirigeant de l’opposition.

Les députés demandent que des mesures appropriées soient prises à l’encontre des responsables dans le cadre du régime mondial de sanctions de l’UE en matière de droits humains et soulignent que, comme indiqué dans les résolutions précédentes du Parlement, tout progrès concernant un futur accord de partenariat devra être conditionné à des avancées tangibles en matière de droits humains, d’État de droit et de respect des valeurs et principes de l’Union européenne.

La résolution a été adoptée par 477 voix pour, 7 voix contre et 69 abstentions. Pour plus de détails, la version complète sera disponible ici. (18/12/2025)

L’enlèvement massif d’enfants au Nigeria, notamment à l’école catholique Sainte-Marie de Papiri

Le 21 novembre, des hommes armés ont procédé à un enlèvement de masse de plus de 300 élèves et de 12 enseignants et membres du personnel de l’école catholique Sainte-Marie de Papiri.

Les députés expriment leur solidarité avec les victimes, leurs familles et les communautés touchées, et soulignent que les attaques répétées au Nigeria ont entraîné la fermeture généralisée d’établissements scolaires, privant des millions d’enfants d’un accès sûr à l’éducation. Ils exhortent les autorités à limiter les perturbations et à garantir l’accès des enfants à l’éducation. Selon les députés, des dispositifs d’apprentissage alternatifs doivent être mis en place afin d’assurer la continuité de l’enseignement pour les élèves concernés.

Ils appellent les autorités à mener des enquêtes indépendantes et efficaces et à poursuivre les responsables, dans le respect des obligations internationales en matière de droits humains et de l’État de droit. Les autorités et la communauté internationale doivent agir contre l’insécurité ainsi que contre les violences religieuses, ethniques et intercommunautaires, particulièrement celles qui touchent les communautés chrétiennes qui sont spécifiquement ciblées, et mettre fin à l’impunité généralisée qui a encouragé les groupes criminels et terroristes, déclarent les députés.

La résolution a été adoptée par 519 voix pour, 2 contre et 50 abstentions. Pour plus des détails, la version complète sera disponible ici. (18/12/2025)

La grave situation politique en Guinée-Bissau à la suite du coup d’État du 26 novembre

Les députés condamnent la prise de pouvoir anticonstitutionnelle par l’armée en Guinée-Bissau, intervenue trois jours après les élections générales du pays, auxquelles le principal parti d’opposition, le PAIGC, avait été empêché de participer. Ils appellent à l’ouverture d’une enquête indépendante sur les violations généralisées des droits humains et demandent que les personnes impliquées soient tenues responsables de leurs actes. Ils exigent la libération immédiate et inconditionnelle des dirigeants de l’opposition politique et condamnent l’usage disproportionné de la force par les forces de sécurité à l’encontre de la population.

Les députés estiment que la commission électorale doit publier les résultats électoraux vérifiés sans aucune ingérence militaire ou politique. Ils exhortent l’Union européenne à réexaminer immédiatement ses accords et ses financements afin de garantir qu’ils ne renforcent pas la junte ou d’autres structures autoritaires, et appellent le Conseil à envisager l’adoption de mesures restrictives à l’encontre des responsables du coup d’État et des violations des droits humains.

La résolution a été adoptée par 535 voix pour, aucune voix contre et 42 abstentions.

Pour plus des détails, la version complète sera disponible ici. (18/12/2025)