Pétition nº 0095/2021, présentée par Lucille Richard, de nationalité française, accompagnée de 45 signatures, au nom de «Bassines non merci», sur des réserves supplémentaires pour l’irrigation agricole en violation de la directive-cadre sur l’eau  
Données de la pétition  

0095/2021

Titre du résumé: Pétition nº 0095/2021, présentée par Lucille Richard, de nationalité française, accompagnée de 45 signatures, au nom de «Bassines non merci», sur des réserves supplémentaires pour l’irrigation agricole en violation de la directive-cadre sur l’eau

Numéro: 0095/2021

Thème(s): Agriculture,  Environnement – eau,  Politique régionale,  Environnement – pollution,  Services financiers

Pays: France

Nom de l’association: Bassines Non Merci

Données du pétitionnaire  

Nom: Lucile Richard

Résumé de la pétition  

La pétitionnaire évoque les projets de stockage privés d’eau provenant de l’eau souterraine à des fins d’irrigation agricole, appelés «réserves supplémentaires», qui se développent en France, notamment dans le marais poitevin et ses affluents. Financées à 70 % par des fonds publics français et européens, les installations d’eau sont disproportionnées au vu du nombre limité de bénéficiaires et très coûteuses. L’eau ainsi stockée est exposée au soleil, à l’évaporation (vent), aux agents extérieurs, à la prolifération bactérienne et algale (pollution de grande ampleur par cyanobactéries). L’eau issue de ces «réserves supplémentaires» servira à irriguer du maïs subventionné, dont une grande partie sera exportée, des céréales produites par l’agriculture intensive ou des plantes destinées à la production d’énergie. La pétitionnaire informe le Parlement européen d’une prétendue violation de la France de la directive-cadre européenne sur l’eau (2000/60/CE), notamment la loi nº 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques, et les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) pour chaque bassin hydrographique qui en résultent. Elle met en avant le principe de non-dégradation des entités hydrologiques et déplore les effets potentiels pour les communautés et l’environnement. La pétitionnaire fait valoir que le gouvernement accorde la priorité à la privatisation de l’eau, ce qui va à l’encontre des principes fondamentaux de la politique de développement durable dans le domaine de l’eau, et qu’il approuve le financement public contestable et porteur d’effets pervers.