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Débats
Mercredi 28 septembre 2005 - Strasbourg Edition JO

Explications de vote
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  Marie-Arlette Carlotti (PSE ), par écrit . - Je suis convaincue que l’adhésion à l’UE est synonyme d’adhésion à certaines valeurs, en particulier dans le domaine des droits de l’homme et des libertés fondamentales. C’est pourquoi la Turquie doit se démocratiser en profondeur.

La perspective de son entrée dans l’UE peut susciter des évolutions positives vers une démocratie réelle, pas seulement virtuelle, qui reconnaît et respecte ses minorités, notamment la population kurde, vers plus de respect des droits de l’homme, en mettant fin aux atteintes à la liberté d’expression comme la récente condamnation de l’écrivain Orhan Pamuk, vers un regard nouveau sur les pages sombres de son histoire, avec la reconnaissance du génocide des Arméniens.

Cependant, à la veille de l’échéance du 3 octobre - date à laquelle le Conseil doit se prononcer sur l’ouverture des négociations d’adhésion -, on est loin du compte!

Au contraire, sur deux points au moins, la Turquie s’entête, voire se radicalise: la reconnaissance de Chypre, qui ne saurait en aucune manière faire l’objet de négociations, et le refus obstiné d’aborder la question du génocide des Arméniens, que je considère comme un préalable à l’adhésion.

C’est pourquoi j’ai déposé, avec d’autres, deux amendements pour compléter une résolution particulièrement silencieuse sur le génocide des Arméniens. Car il appartient au Parlement européen de rappeler le devoir de mémoire à une Turquie moderne qui se veut sur la voie de la démocratie.

(Explication de vote écourtée en application de l’article 163 du règlement)

 
Dernière mise à jour: 5 décembre 2005Avis juridique