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 Texte intégral 
Procédure : 2009/2503(RSP)
Cycle de vie en séance
Cycles relatifs aux documents :

Textes déposés :

RC-B6-0028/2009

Débats :

PV 14/01/2009 - 13
CRE 14/01/2009 - 13

Votes :

PV 15/01/2009 - 6.5
CRE 15/01/2009 - 6.5
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Textes adoptés :

P6_TA(2009)0027

Débats
Mercredi 14 janvier 2009 - Strasbourg Edition JO

13. Stratégie de l’Union européenne à l’égard du Belarus (débat)
Vidéo des interventions
PV
MPphoto
 

  Esther De Lange (PPE-DE ). - (NL) Monsieur le Président, ce soir, nous débattons de la politique de l’UE à l’égard du Belarus, une politique s’articulant autour de la démocratie et du respect des droits de l’homme.

J’aimerais aborder un sujet bien spécifique, à savoir l’interdiction pour les enfants de voyager, sans, bien entendu, porter préjudice à tous les autres thèmes pertinents déjà évoqués ce soir. Vous savez probablement que des enfants, victimes de la catastrophe de Tchernobyl, se sont rendus régulièrement aux Pays-Bas et dans d’autres pays de l’UE pendant des années, afin de remettre des effets de la catastrophe. Les enfants concernés sont nés, bien entendu, longtemps après la catastrophe ils ont aujourd’hui à peu près le même âge que moi lorsque la catastrophe a éclaté, il y a 22 ans mais ils en ressentent toujours les effets quotidiennement, comme il ressort des statistiques concernant les symptômes liés aux troubles de la glande thyroïde, le cancer et les affections similaires. Chaque année, quelques 30 000 enfants bélarussiens sont accueillis dans 21 pays par des familles d’accueil, des organisations bénévoles et des églises.

En octobre 2008, un rapport indiquait que le Belarus, par décret, mettrait un terme aux voyages de ces enfants et leur interdirait de voyager à l’étranger, ce qui, dès lors, mettait un terme aux vacances de Noël. Sous la pression, en partie, de l’Union européenne, du Conseil de l’Europe et de plusieurs ministres des affaires étrangères, y compris de notre ministre hollandais, M. Verhagen, ce décret a été provisoirement suspendu entre le 20 décembre et le 20 janvier, afin de permettre à un certain nombre d’enfants de partir en vacances, mais aucune disposition n’a été prise pour la période après le 20 janvier. Il est dès lors, grand temps que nous convertissions cette suspension temporaire en une solution structurelle, à l’échelle européenne de telle sorte que les enfants bélarussiens et les familles d’accueil européennes ne se posent plus la question de savoir si les voyages auront lieu ou non. Idéalement, nous voudrions légiférer en une seule fois au nom de tous les États membres et non, comme c’est le cas actuellement, par le biais de négociations bilatérales, en 27 fois.

Par conséquent, dans notre résolution, nous insisterons auprès de la présidence tchèque pour qu’elle négocie avec les autorités bélarussiennes en faveur d’une solution à l’échelle européenne.

 
Dernière mise à jour: 12 août 2010Avis juridique