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Communiqué de presse
 

Almunia : le taux d'inflation est préoccupant

Affaires économiques et monétaires - 01-07-2008 - 14:10
Commissions
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Le taux d'inflation dans la zone euro - à savoir 4% en juin - constitue un "motif de grande inquiétude", a déclaré ce lundi le commissaire Joaquim Almunia devant les députés . Selon le commissaire aux affaires économiques et monétaires, ce taux résulte principalement de la hausse des prix de l'énergie et des matières premières, résultant du rapport entre l'offre et la demande plutôt que de la spéculation. L'euro est par ailleurs surévalué sur les marchés des changes, a-t-il ajouté.

S'exprimant devant la commission des affaires économiques et monétaires, Joaquim Almunia a indiqué qu'il fallait s'attendre à ce que le taux d'inflation continue d'augmenter à ce rythme au cours des prochains mois avant de commencer à se stabiliser. "La hausse des prix aura des retombées sur l'économie et cela ne sera pas sans conséquences sociales bien évidemment", a-t-il constaté.
 
L'UE agit d'ores et déjà sur les causes de l'inflation
 
M. Almunia a expliqué que pour trouver les réponses justes il fallait comprendre les causes : l'augmentation des prix de l'énergie et des denrées alimentaires est essentiellement due au déséquilibre fondamental existant entre l'offre et la demande et c'est sur cela que doit se concentrer l'action, par des mesures visant à accroître l'efficacité énergétique et à réformer l'agriculture - ce que fait déjà l'UE - et des mesures à court terme destinées à amortir le choc pour les plus touchés. En même temps, il a souligné l'importance de s'en tenir aux objectifs fixés, c'est-à-dire l'assainissement des finances publiques et la mise en œuvre des réformes économiques structurelles.
 
Des effets de second tour "quasiment imperceptibles"
 
"Jusqu'à présent, notre approche a été très raisonnable; nous devons continuer à prévenir les effets de second tour, pratiquement imperceptibles actuellement", a indiqué M. Almunia en réponse à Karsten Hoppenstedt, dont la question portait sur l'inflation et les salaires. Les salaires doivent augmenter dans la même mesure que la productivité, a-t-il affirmé, "c'est la meilleure façon de protéger le pouvoir d'achat et d'éviter la spirale inflationniste".
 
Spéculation sur le pétrole et les matières premières, taux de change
 
Margaritis Schinas (PPE-DE, EL) et la présidente de la commission du PE, Pervenche Berès (PSE, FR) ont été parmi les députés qui ont posé des questions concernant les répercussions de la spéculation sur le pétrole et les matières premières, mais aussi les taux de change de l'euro.
 
"Il y a une spéculation. Je ne dis pas qu'elle n'existe pas, mais ce sont les facteurs fondamentaux qui ont conduit à une multiplication par six des prix du pétrole ces dernières années", a expliqué le commissaire.
 
Quant aux taux de change, M. Almunia a déclaré qu'il était en fait impossible de dire quel est le juste taux entre les monnaies, mais "à mon avis, l'euro est surévalué; à l'heure actuelle, il est trop haut, pas de manière exagérée, mais sensiblement trop haut".
 
Traité de Lisbonne, représentation internationale
 
Olle Schmidt (ADLE, SE) a voulu savoir si le "non" irlandais au traité de Lisbonne aurait un effet négatif sur l'euro. M. Almunia a répondu par la négative : les principaux mécanismes de l'Union économique et monétaire sont inscrits dans le traité de Maastricht, a-t-il affirmé. Dans la mesure où les accords institutionnels sont concernés, "il est de notre devoir d'affirmer  clairement les intérêts de la zone euro face à nos partenaires dans les enceintes internationales". "Nous faisons des progrès, mais il nous reste du chemin à faire".
 
30/06/2008
Commission des affaires économiques et monétaires
Présidence : Pervenche Berès (PSE, FR)
REF.: 20080630IPR33032