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Protection de la vie privée : pensez-y à deux fois avant de vous exposer sur internet...

Information - 27-01-2012 - 12:42
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Le 28 janvier est la Journée européenne de la protection des données.

Le 28 janvier est la Journée européenne de la protection des données.

Parfois, c'est juste trop tentant. On tombe follement amoureux, on est énervé ou saoul et on a envie de le crier au monde entier. Donc on se confie à Facebook. Ou alors on indique son nom et son adresse, son numéro de téléphone sur un site web - parfois par pure nécessité, sans même vraiment s'en rendre compte. Mais si votre passé vous rattrape un jour ? Comment effacer ces informations gênantes ou personnelles ?

Le Parlement européen défend la protection des données personnelles et a montré son engagement dans des dossiers majeurs comme SWIFT (concernant la livraison de données bancaires aux autorités américaines) ou PNR (concernant les données des passagers aériens). Il cherche à concilier respect de la vie privée et sécurité.


En juillet dernier, il a également saluer la volonté de la Commission européenne de proposer de nouvelles mesures sur la gestion des données lors d'affaires criminelles impliquant une coopération transnationale.


Le « droit à l'oubli » est l'un des éléments pour lesquels Parlement et Commission sont sur la même longueur d'onde.


A l'occasion de la Journée européenne de la protection des données, samedi 28 janvier, nous avons demandé à l'Allemande Birgit Sippel (Socialistes&démocrates), membre de la commission parlementaire des libertés civiles, de réagir aux principaux enseignements de l'enquête Eurobaromètre de l'an dernier.


74 % des Européens perçoivent la divulgation de renseignements personnels comme un élément croissant dans le monde moderne.


Birgit Sippel : « La directive sur la protection des données, qui date de 1995, n'est pas adaptée aux nécessités de l'ère digitale. Elle doit être révisée. Nous avons besoin de règles assurant un niveau de protection élevé. On ne doit pas réduire le droit à la liberté d'opinion et d'information sans nécessité, ni empêcher  le traitement quotidien de données inoffensive ».


75 % des citoyens européens pensent qu'ils devraient pouvoir supprimer à leur convenance toute information personnelle enregistrée sur internet.


Birgit Sippel : « Le droit à l'oubli doit être garanti pour tous les citoyens européens. Les données doivent être supprimées quand la raison qui présidait à leur stockage disparaît. Il est essentiel que chacun puisse savoir qui stocke et traite quelles données, quand, dans quel but et pour combien de temps. Ce droit à l'oubli devrait aussi être mis en place en dehors de l'UE ».


67 % des Européens ignorent l'existence d'une autorité publique nationale chargée de protéger leurs droits en ce qui concerne les données personnelles.


Birgit Sippel : « Les autorités nationales de protection des données sont actuellement soumises à des règles très différentes d'un Etat à l'autre. Les normes minimales européennes ne sont pas mises en application de la même manière. C'est pour cela que le Parlement salue la proposition de la Commission de renforcer les autorités nationales de protection des données. Il faut une prise de conscience. Seul un cadre légal européen pourra offrir aux citoyens européens une protection adéquate contre le détournement de leur données ».

 
REF.: 20120120STO35905